Frédérick Houdaer

Frederick Houdaer -c- Phil Journe

Frédérick Houdaer, poète et romancier, vit actuellement à Lyon où il dirige la collection de poésie des éditions Le Pédalo ivre tout en animant le Cabaret Poétique qu’il créer en 2010 (au Périscope, à Lyon). Avant de plonger dans la poésie en 2003 lors d’une résidence d’écriture à Montréal, Frédérick Houdaer s’est essayé à l’écriture de néo-polar. Il est également très inspiré par les auteurs de la Beat Generation ou d’auteurs s’en approchant comme Charles Bukowski. Son dernier recueil de poème, Pardon my french, que l’on peut une fois de plus rapprocher du roman noir à plusieurs égards (l’humour, le sens de l’observation…) est récemment paru aux éditions Les Carnets du dessert de lune.

Programme Poèmes en cavale, novembre 2016

J’ai rencontré Frédérick et Jérôme à Brest, sur le papier ; ils m’ont souvent accompagnée au cours de longues promenades dans cette vieille ville rude et portuaire qui dégringole vers la mer. « Angiomes » comme « Le déclenchement muet des opérations cannibales » tiennent dans la poche. À l’époque je lisais aussi des polars, en fait j’ai toujours lu des polars et de la poésie. Les deux tiennent dans la poche et les deux ont toujours une histoire à raconter. C’est leur boulot de faire des phrases, de parler du monde parce qu’au fond c’est bien de cela qu’il s’agit: parler. Et comme le monde est rempli de crimes et de délits les deux – la poésie et le polar – se tiennent bras dessus, bras dessous, à Brest comme à Lyon, à Lille comme à Nantes… Sur le papier, dans les têtes ou dans les actes, il y a toujours le crime. Le crime comme un moteur. Cette litanie sanglante en est la preuve, une de plus.
Montrer les passerelles, les ponts entre deux genres, Frédérick comme Jérôme ont tout de suite été emballés par le projet. Ils ont échangé par mail, ils connaissaient déjà les chemins, ceux qui relient les poètes, les écrivains, les victimes, les bourreaux, la pègre, les prolos, les mafieux, les putes, les truands, les taulards, les courses poursuites, les coups de sang, la rage, la haine, la peur… Puis ils sont venus à Nantes pour écrire. Les évidences sont là tout au long de cette litanie noire ; on appelle ça des preuves.

Émeric Cloche, 2016

 

Extrait de la lecture à deux voix de Jérôme Leroy et Frédérick Houdaer, le 24 novembre 2016 au lieu unique :

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