Didier Bourda (poète) & Martin Antiphon (designer sonore), Mazin Mamoory (poète irakien)

Jeudi 14 mars 2019 / 20h30 / Le lieu unique

quai Ferdinand Favre, Nantes / Tarifs : entrée libre

À l’occasion de l’éclairage proposé en mars sur la maison d’édition Lanskine, la Maison de la Poésie de Nantes invite deux auteurs du catalogue à présenter les textes qu’ils y ont publié. ATTENTION, CETTE SOIRÉE DÉBUTE À 20H30 ET NON À 19H30 COMME HABITUELLEMENT.

Didier Bourda, poète, est né à Pau en 1959. Il y organise depuis 2003 «Poésie dans les chais », festival de poésie et musique improvisée. Ses textes, publiés à l’Atelier de l’agneau, aux éditions Nuit Myrtide ou au Dernier télégramme, trouvent souvent leur base dans l’utilisation et le montage de documents. Galerie Montagnaise (Lanskine, 2018) n’y fait pas exception : des matériaux historiques, géologiques, anthropologiques et linguistiques entrent dans la composition de ce texte qui aborde la condition des Innus, peuple autochtone du Nord-Est québecois. La poésie de Didier Bourda invite le lecteur à faire l’expérience du territoire. Immensité du territoire géographique, porosité du territoire linguistique. Un projet politico-poétique de défense les langues premières, de la nature, des droits humains. Le livre est augmenté d’un film, Uauiapukut (eau bouillonnante) réalisé par Émilie Aricaud, dans les coulisses de la lecture sonore de ce texte par Didier Bourda, Cole Swensen (poète américaine) et Martin Antiphon.
Voir le film (13 min).

Martin Antiphon est ingénieur du son et producteur au sein du studio Music Unit (Montreuil), il travaille aussi ponctuellement avec l’IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/ musique). Il a collaboré une première fois avec Didier Bourda en 2014 autour de la lecture augmentée du poster-cd Quarante Chiens, avec Edith Azam, paru chez Nuit Myrtide.

Mazin Mamoory est un poète irakien originaire de la province de Babil. Diplômé des Beaux-arts de l’Université de Babylone, il fait partie de la Milice de la culture, collectif de poètes actifs en matière de lectures-performances filmées dans des lieux tels que cimetières de voitures piégées, champs de mines, fosses communes. Cadavre dans une maison obscure paraît chez Lanskine en 2018. « À la recherche d’une nouvelle existence dont il essaie de comprendre les règles, l’auteur est happé par la ville devenue un cimetière à ciel ouvert. Sa seule échappatoire est la poésie, qu’il entretient en suspendant le temps – moments de flottement ouvrant la voie de la résistance, de ce refus de laisser disparaître la force de vie. »
Voir ici la page du site tapin2 consacré aux vidéos performances de Mazin Mamoory.

Mazin Mamoory est en tournée en France : Maison de la Poésie de Nantes le 14 mars, Cave poésie de Toulouse le 18 mars, Festival Expoésie à Perigueux le 20 mars, médiathèque de Saint-Etienne le 22 mars, Lyon le 24 mars, Maison de la Poésie de Paris le 27 mars.

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