Nos poèmes sont semblables aux toiles d’araignée qu’Héliogabale recueillait à la fin de chaque jour. Peut-être aussi fragiles et transparents que ces toiles toujours prêtes à se déchirer, souvent aussi vains et parfois plus compliqués, c’est pourtant grâce à eux que nous essayons de saisir, au fond des chambres où nous cherchons le sommeil, les pattes de mouches de la réalité.

Gérard Macé, in Bois dormant et autres poèmes en prose (Gallimard, 2002).