« À suivre… »

Avec Marius Loris & Guillaume Condello

Lectures. Présentés par Yves Arcaix et Roland Cornthwaite

Mercredi 18 janvier / 19h30 / Le lieu unique

quai Ferdinand Favre, Nantes / Tarifs : 3 € / abonnés et demandeurs d’emploi : gratuit

Sous le titre « À suivre… », la Maison de la Poésie de Nantes invite de jeunes voix encore peu publiées, soulignant sa volonté de découvrir et faire découvrir.

Marius Loris envoie de grands coups de pieds dans la poésie. Affamé, en colère, en questionnement, le texte explose, phrases courtes et cadencées ou paragraphes au kilomètre. Libre dans la forme, sa poésie est sonore, les consonnes raclent, les adjectifs provoquent. Bouche louche (Atelier de l’Agneau, 2016), le premier livre de ce jeune auteur né en 1987 est préfacé par Charles Pennequin, qui le décrit comme « de la poésie mal polie qui dresse un bilan du vivant de maintenant ». Proche du collectif L’Armée noire, Marius Loris performe ses textes dans une poésie action en continuité de son écriture. Il donne également des cours à l’université et mène une thèse d’histoire sur la guerre contre-révolutionnaire durant la guerre d’Algérie. Il a co-fondé la revue La Seiche.

Guillaume Condello est né en 1978. Il enseigne la philosophie au lycée, et est l’auteur, aux éditions du Dernier Télégramme, de Les Travaux et les jours (2012) et Alexandre (2016). Ces deux livres sont en continuité directe, de par la forme de l’écriture : désarticulée, qui bouscule l’habituelle linéarité, où vide et présence s’entrechoquent, en filiation avec les grands textes grecs antiques, fondateurs de civilisation. Les motifs du travail de la terre, de la conquête, des Dieux, se confrontent à des motifs très contemporains, le plastique, les voitures, les machines. La langue s’en trouve animée, moderne. Dans cette époque indistincte et sublimée naissent la beauté et le sens.

« La force d’Alexandre est bien cette prose versifiée, chaotique et lyrique, qui donne à entendre un discours éminemment moderne. comment ne pas percevoir, derrière le désordre et la violence propres au poème, un reflet de notre monde actuel, pris dans une quête effrénée et désespérée de sens ? »
Le Matricule des anges, Camille Cloarec, à propos de Alexandre.

← Retour