« Poèmes à l’usage d’un monde en flammes » – Clôture de saison
SELIM-A ATALLAH CHETTAOUI, MAG LEVÊQUE ET EVA MANCUSO
Lectures et discussion animée par Cécile Menanteau
Jeudi 28 mai à 19h30, le lieu unique
quai Ferdinand Favre, Nantes. Entrée libre.
En partenariat avec le Marché de la Poésie de Paris, dans le cadre de la « Périphérie ».
La Maison de la Poésie de Nantes clôture sa saison 2026 autour de Poèmes à l’usage d’un monde en flammes (Castor Astral, 2026). Dirigée par Rim Battal, Selim-a Atallah et Stéphanie Vovor, cette anthologie réunit 21 contributions inédites d’auteur·es qui se veulent le reflet de notre époque, saisissant l’imperceptible qui nous agite et nous traverse, célébrant la création collective.
Mag Levêque évolue entre arts plastiques et écriture. Elle est à l’origine de la fondation du collectif offense, qui croise les disciplines artistiques. Dans son travail, l’écriture devient un espace de révolte contre les dominations de classe et de genre, où la violence se légitime pour les personnes minorisées. Tant qu’il reste quelque chose à détruire (2022) et Les coupables innocentes (2024) ont été publié par les éditions Blast. Son texte « Le plus grand sacrifice » dénonce l’imaginaire fasciste derrière l’esthétique vendue par une influenceuse tradwife, et propose une autre vision de la famille et de la société pour résister au soft power de l’extrême droite.
Selim-a Atallah Chettaoui est poète et performeure originaire de Tunisie. Mêlant poésie, musique électronique et arts visuels, son œuvre est ancrée dans l’actualité sociale et politique, explorant les entre-deux, les dissonances de nos sociétés. Au pieu, son dernier ouvrage, a été publié par La Contre Allée (2025). Son premier EP, Mooja, sort en 2026. « Mais on est là » aborde la nécessité de lutter contre le système assassin, qui ravage des peuples et la planète, tout en se confrontant au sentiment de découragement d’une résistance en vain, qui ne pourra jamais réparer le mal qui a été fait, mais qui doit tout de même se poursuivre.
L’artiste belge Eva Mancuso croise poésie, essai, performance et arts visuels dans une perspective d’un féminisme critique, entre l’intime et le politique. Son écriture directe, dont l’aspect oral transparaît dans son rythme, explore notamment les constructions patriarcales dans la banalité du quotidien pour les déconstruire. Je n’arrive pas à parler et à dire des choses en même temps (L’arbre de Diane, 2024) est son premier ouvrage. « Les hommes normaux » questionne ce que la société a normalisé dans la sexualité et les représentations des genres.


